Dans ces colonnes, nous avons suffisamment reproché aux syndicats signataires leur laxisme contestataire depuis deux décennies – et particulièrement depuis dix ans – pour ne pas saluer et relayer une initiative de qualité lorsqu’elle se présente.
En ce sens, Ok et le SNMKR, au sein de l’UNION semblent sortir de leur léthargie et proposer – enfin ! – des solutions revendicatives réalistes à la profession. Force est de constater que l’UNION ne fait plus pleurer…
Plusieurs moyens de pression sur l’UNCAM, donc sur l’État, sont proposés, certains réalistes, d’autres moins :
- Le retour à la « feuille papier » en lieu et place de la télétransmission de nos feuilles de soins électroniques est indiscutablement l’acte le plus impactant sur les CPAM. Les « petites-mains » de la Sécurité Sociale, sous la pression de Monsieur Frédéric van Roekeghem, directeur de l’UNCAM et grand équarrisseur de fonctionnaires, ont été clairsemées ces dernières années dans des proportions qui dépassent l’entendement. L’arrivée massive de feuilles papier créera indiscutablement le chaos administratif. Nous pensons cependant que cette action ne doit pas être ponctuelle mais permanente et continue jusqu’à ce que l’on daigne enfin nous recevoir et nous entendre.
Nous avons conscience que beaucoup d’entre nous hésiteront à mettre en place ces mesures coercitives, par trop attachés au 400 euros de l’aide pérenne délivrés chaque année par l’URSSAF pour bons et loyaux services de télétransmetteur. Pour autant, nous vous demandons de réfléchir et de faire preuve de hardiesse individuelle : cette mesure ne peut prendre son sens que si elle est massive. De plus, en onze années de non-réévaluation, de par notre frilosité coupable et individualiste, n’avons-nous pas perdu bien plus de 400 euros de chiffre d’affaires par an ?…
L’on argumente également que le retour à la feuille papier est inconfortable pour le patient. Certes. Mais la dégradation significative de nos conditions de travail, de nos investissements, du temps individuel consacré à nos malades, par défaut de moyens et de revalorisation tarifaire depuis onze ans, n’est-elle pas plus péjorative encore ? Et, quoi dire des référentiels-kiné, lorsqu’ils seront dûment appliqués (c’est-à-dire dans l’année), et que 30% de nos patients ne pourront plus se faire soigner dans nos cabinets ? Pour le coup, assurément, nous pourrons alors parler « d’inconfort »…
Par ailleurs, la protection de notre système de santé, de la qualité de ses soins, n’est pas, à notre sens, une affaire médico-médicale, mais un débat de société, impliquant chacun. Il ne nous apparaît donc pas aberrant que le patient, à l’instar de son thérapeute, s’investisse dans le débat et dans la défense de ses propres intérêts.
- Le retour à envoi systématique des DEP (demande d’entente préalable) aux caisses, nous apparaît – et pour les mêmes raisons que ci-dessus débattues – une bonne solution.
Pratiquons là.
- L’envoi groupé de nos télétransmissions (comme cela a parfois été évoqué par certains syndicats) en une heure et un jour précis dans l’espoir de créer le « buzz informatique » au niveau des caisses, nous semble, quant à lui, illusoire. C’est mal connaître la puissance de l’outil informatique et le peu d’incidence de ce genre d’action.
Cessons, purement et simplement, de télétransmettre.
- Les DE (dépassements d’honoraires) massifs sur l’ensemble du territoire (telle que cela est parfois également conseillé) est une action illégale et qui nous entraînerait dans un bras de fer juridique et correctionnel avec l’UNCAM, dont nous avons peu de chance de sortir gagnants.
Si l’UNCAM se comporte plus souvent qu’à son tour avec indélicatesse et duplicité envers ses devoirs à notre égard et le respect de la Convention, nous, notre honneur de kinésithérapeutes, nous dicte de lui opposer notre respect sans faille des textes en vigueur.
- La grève des cabinets et la manifestation du 28 mai (et de toutes celles à venir) en tant que démonstration de notre « ras-le-bol » et de notre capacité à savoir enfin se fédérer et faire front aux hussards d’État, restent indiscutablement la mesure incontournable de ce projet.
Venez nombreux vous faire entendre, votre avenir en dépend ! Ne laissez plus les « petits camarades » se charger à votre place de la défense de vos intérêts, de celui de vos familles. Faites enfin preuve de courage, d’initiative, et de solidarité ! Dépassons ensemble les clivages idéologiques et syndicaux.
Pollux, en tous les cas, bien que non-syndiqué et non ordiné, en sera.

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Faire des actions pour montrer le ras le bol de la profession c’est très bien mais prôner l’unité en choisissant spécifiquement une date qui correspond à l’indisponibilité d’un nouvel acteur de la scène professionnelle, acteur qui monte, ce n’est pas vraiment chercher une réelle unité !
Effectivement Lantzelot, suite à ton intervention, je constate que le 28 mai tombe en plein dans vos Alizéennes. Je ne sais pas si c’est un acte volontaire de la part de l’UNION, mais si c’est le cas, ce n’est pas cool et contraire à l’idée d’unité.
Ceci étant, je ne crois pas lire encore quelque part, outre des déclarations individuelles de bonne-intention, que l’idée d’un front commun des syndicats pour la mise en place d’actions nationales soit encore d’actualité? Nous pouvons le regréter.
Tout cela démontre en tous les cas combien, d’un syndicat à l’autre, le dialogue reste embryonnaire…
Pollux
DE ou pas DE
Salut POLLUX,je pense que l’uncam ne respecte pas la convention (asv) pourquoi alors la respecter?
Actuellement lorsque l’on est que kiné il y a plusieurs solutions:
1 travailler pareil et gagner beaucoup moins qu’avant
2 travailler plus et gagner pareil
3 travailler 12 h et arriver à s’en sortir
Ces 3 cas sont sans compter les référentiels qui vont tomber et ne cesseront de tomber soit 30 pcent de perte de cabinets et de perte de CA.
Ce qui revient à dire que les 3 premières propositions sont fausses :
CAS 1 tu es mort
CAS 2 tu crèves la fain
CAS 3 tu t’en sort juste
Quelle est la solution alors ?
Si une revalorisation conséquente ne sort pas de la boite de pandor?
Faire des DE
Fermer pour fermer on a encore ce choix
Le DE doit être appliqué pour exigences personnelle.La qualité des soins n’est elle pas l’exigence primordiale de chaque patient ?
Il est sur que l’on ne peut pas vivre à un patient la demi heure comme s’exclame certains ou alors d’avoir un conjoint ou conjointe qui gagne bien (c’est pas mon cas), ceux qui le prône seront les premiers qui iront au casse pipe.
Pour ma part je prends mon destin en main, je prends deux patients à la demi-heure et au premier juin j’applique un dépassement de 2 euros par séance.
Sur le champ de bataille autant tomber la tête haute, quant au 28 j’en serai aussi et j’espère que nous serons nombreux.
Certains professionnels nous ont rejoins à Avignon après avoir cherché en vain la manifestation ou le rassemblement dans leur département!
Vous avez d’autres informations?
Ou bien cette journée a t elle été un fiasco complet?
Salut Lantzelot,
Je n’ai que des informations parcellaires.
Je suis comme toi, j’attends qu’un communiqué national faisant la synthèse de l’évènement voit le jour, mais vu son peu de précipitation, l’on peut supposer ce que tu supposes, c’est à dire une mobilisation faible.
C’est bien triste pour la profession…