Page d'accueil

Nombreux sommes-nous dans le médical (aidé en cela par les « points de bonification fidélité » de nos opérateurs) à avoir sacrifié aux muses de ce petit gadget technologique qu’est l’I-Phone, téléphone cellulaire de chez Apple, aux fonctions multiples (et souvent superfétatoires), mais qui permet de se connecter à « la toile » depuis n’importe quel point (ou presque) du globe. Ceci, pour qui – comme votre serviteur – refuse de laisser entrer l’hydre Internet chez soi, est relativement pratique, autorisant à relever ses mails ou à surfer (bien que très laborieusement) sur les sites de son choix.

Mais l’I-Phone reste un instrument coûteux et fragile, au service après-vente inexistant.

Lorsque, par inadvertance (c’est à dire à peu près trois fois par semaine en ce qui nous concerne), ce petit bijou, fraîchement acheté au prix du kilo de caviar, vous échappe des mains encrémées ou de la poche, et choit lamentablement sur le pavage (lorsque ce n’est pas tout bonnement dans la cuve des toilettes, comme cela est arrivé à un ami qui se reconnaîtra) vous découvrez alors un tout autre visage – sans tact(ile) cette fois - de la maison Apple ; le zéro réparation, la tête à Toto.

Lorsque vous appellerez le « service » clients d’Apple, une voix d’outre-tombe, car lointaine et probablement délocalisée au Maroc ou aux Indes (en Irlande, semble-t-il), répondra par une négative désespérante, et dans un français assez difficile à endurer, à toutes vos demandes, quelles qu’elles soient. Ne grattez pas plus avant, on vous enverra aux fraises…

Apple Monde (à la toute petite et très récente exception du remplacement des vitres brisées, exclusivement réservée – à tout seigneur tout honneur – au marché américain -) ne répare aucun I-Phone. Tel est sa politique commerciale carnassière et son sens aigu du service au client.

Seul vous sera proposé, en cas de défaut matériel avéré et si vous êtes encore dans le champ de la (courte) garantie, un échange standard. Dans tous les autres cas (hors-garantie, panne non contractuelle) il vous sera revendu un appareil neuf, à l’équivalent, contre 210 euros (somme forfaitaire, qu’il s’agisse d’un 3G ou d’un 3GS). Bref, le service après-vente d’Apple se résume à un magasin de vente en ligne.

La pilule – pour qui a acheté à peine un mois plutôt, pour159 euros, sa petite babiole, et qui n’a plus qu’une inutile bigorne entre les mains – est un peu amère à avaler…

Pour autant, et tous renseignements pris, l’I-Phone s’ouvre et se répare aussi aisément que n’importe quel autre téléphone cellulaire de n’importe quelle autre marque (cf. le lien en bas d’article). L’hyper sophistication du dit engin, n’autorisant prétendument pas sa réparation, n’est qu’un vil prétexte marchand, afin de vous faire bourse délier.

Changer la vitre brisée d’un I-Phone 3G (le plus fréquent, de très loin, des incidents) coûterait moins d’un euro de matière première et dix minutes à un technicien du consortium américain. Une connectique ? Moins encore. Autant dire, aux vues des milliards de dollars que l’I-Phone brasse et fait brasser, que cela n’intéresse pas.

Il s’agit donc, de la part d’Apple, d’une politique  – choquante – d’incitation à l’hyper consommation, entraînant de ce fait une hyper et inutile industrialisation.

A quand l’époque (peut-être plus si lointaine ?) où l’on exigera que l’on change de voiture lorsque l’on crève un pneu ?

Un exemple industriel à ne pas cautionner

Sans jouer les suffragettes écolos jusqu’au-boutistes,  un minimum de responsabilisation consommatrice s’impose.

A l’heure où nos amis américains (premier pays pollueur au monde devant la Chine et l’Inde) ont boudé durant treize années le traité de Kyoto (1997) visant à la réduction des gaz à effet de serre (protocole pourtant signé par 183 pays), alors que leurs concitoyens (représentant à peine 5% de la population mondiale) dévorent à eux-seuls 25% de tout ce qui se produit, pousse, mugit, bêle, caquette, ou s’industrialisent sur la planète, nous ne pouvons qu’appeler, face à cette gabegie auto-destructrice, à un comportement de consommateur lucide, citoyen et écologique, comportement sur lequel – de toute évidence – une société comme Apple s’assoit de tout son (toujours plus colossal) poids financier.

Imaginons une seconde ce que serait notre « planète bleue », le gâchis insupportable en matière première, l’accumulation en déchets industriels, en pollution tous azimuts qui en découleraient, si chaque fabricant (machines à laver, voiture, téléviseurs, etc.) alignait sa politique commerciale sur celle d’Apple et lui emboîtait le pas ? Notre monde (déjà que) deviendrait une poubelle. Et, qu’elle soit « tactile » ou non, cette décharge, ni apporterait pas grande joie…

Longtemps Apple a eu le monopole (ceci expliquant cela). Aujourd’hui, bien d’autres fabricants de téléphones à écrans tactiles et connectés à Internet (Nokia, Acer, Sony Ericsson, etc.) proposent une gamme étendue de produits d’une qualité souvent égale, voir supérieure, à celle de l’I-Phone. Il convient donc, avant tout achat, d’étudier soigneusement les conditions constructeur (après-vente, possibilité de réparation) et de favoriser les sociétés respectueuses de l’environnement, des ressources planétaires, et du consommateur. 

Car, aux temps venus, si nécessaires, du recyclage pour nos générations futures, de la circonspection énergétique et polluante, cet univers industriel débridé du « tout jetable », dont Apple se fait l’un des indiscutables champions, devient indécente et prend le nez (au sens propre comme au sens figuré).

Pour ceux qui souhaiteraient malgré tout rester fidèles à la grosse pomme (et qui, surtout, nous y prend, pour des pommes) voici quelques adresses qui vous seront – tôt ou tard – bien utiles :

SARL Kigoga : 01 70 36 75 17. Il vous en coûtera 89 euros pour une vitre brisée de 3G. De plus, service très appréciable si vous êtres sur Paris, le technicien se déplace et répare à votre domicile.

BricoMac : 01 77 62 80 40. L’intervention est un peu plus onéreuse (99 euros) et le technicien ne se déplace pas, mais la gamme des réparations possibles est plus étendue.

Enfin, pour les petits bricoleurs, un lien intéressant pour changer sa vitre seul (vitre de 3G = 25 euros sur le Net) : http://www.maxiapple.com/2009/01/iphone-3g-changer-la-vitre-casse-video.html

Laisser un commentaire

De vous à nous
Pollux

Nous contacter
Nous féliciter
Nous engueuler
physioscope@wanadoo.fr

Visites depuis le 21/09/2009
Visiteurs uniques
71 visiteurs aujourd'hui
Newsletter
Abonnez vous à la newsletter

Référentiels
Référentiels
Mon petit doigt m’a dit…
mordillo_07

Référentiels.
Plus dur sera le chut !!!

Tout d’abord, lorsque j’ai décroché le téléphone, la voix était si suave, si sirupeuse, presque hypnotique, que j’ai pensé un instant qu’on essayait une énième fois de me refourguer un système d’alarme, des fenêtres en plexiglas, ou de nouveaux placements financiers pour payer moins d’impôts, ce qui correspond à peu près à 50% des appels quotidiens au cabinet - les mains dans la crème jusqu’aux yeux - et donc de mes jurons de charretier.

Que Nenni ! Il s’agissait d’une charmante dame patronnesse de la caisse primaire d’assurance maladie venue dispenser, hosties en pogne et grelot charismatique, la bonne parole et prendre lien avec mon cabinet afin de nous expliquer à quelle sauce anthropophage nous serons bientôt croqués par les référentiels-kinés (qui ne sont pourtant toujours pas au Journal Officiel), et combien nous devons nous estimer joyeux de devoir transformer nos prochaines vacances aux Antilles (si chaudes, si humides, si galvaudées) en camping-caravaning revigorant à Paimpol-les-trois-églises, flotte à 13°, téguments distaux bleus en plein cagnard d’août...

Hélas, pour cette gente émissaire des oukases gouvernementaux, s’il est un domaine en lequel Pollux domine à peu près son sujet et monte illico au filet pour un passing-shot, c’est bien celui des référentiels, du beau discours d’enfumage et des entourloupes de la HAS et de l’UNCAM.

Après onze années de non-réévaluation, d'irrévérences caractérisées de la Convention, de mépris patenté d’État envers la profession de masseur-kinésithérapeute, il faudrait être un brin naïfs pour croire encore que les CPAM nous veulent un quelconque bien, ou que les tisaneries de l’UNCAM aient à envier en quoi que ce soit aux suppositoires érigés en palabres glycérinés…

Pourtant, la problématique est d’une duplicité toute évangélique.

L’UNCAM et la HAS conduisent au pas de charge la profession vers toujours plus de devoirs (EBP, référentiels) et toujours moins de droits, sans jamais prendre en considération, en ce dossier, l’aspect revalorisation de nos honoraires.

Et lorsque, par erreur, l’on commence à s’accrocher et à comprendre par trop bien de quoi il relève en vérité, l’on nous sort illico son missile communiquant, en la personne de Monsieur Pierre Trudelle, notre ex-confrère et éminent physiothérapeute anglo-saxon de la HAS, et son l’article 32 518 alinéa 125 du Code ouzbek de la fameuse revue du « Donald & Mickey superior institut of enfumage therapie », in Serbo-Croate dans le texte, pour nous clouer le bec et rabattre notre gueux caquet.

Des colonnes de chiffre en langue de Shakespeare, c’est imparable…

Dame Sécu, rapidement consciente qu’elle ne parviendra pas à m’esbaudir ni à m'instruire de grand chose sur lesdits référentiels - outre le fait qu’ils deviennent à présent efficients et qu’à partir de maintenant il me faut envisager 30% d’activité de moins dans l’année - nous avons donc badiné plaisamment sur les sujets qui fâchent.

Quid des centres de rééducations et des cliniques du département (le 77, en l’occurrence) qui ouvrent, en toute illégalité et mépris des Conventions, de plus en plus large leurs portes à une clientèle extérieure ? A t-on conscience des « réseaux » (pour rester politiquement correct) chirurgiens/établissements de rééducation, dont le risque majeur est de vider les villes de son contenu de libéraux à bas prix et de produire à terme une kinésithérapie à dix fois son coût actuel ? Conçoit-on combien la « concurrence » est déséquilibrée entre structures financées par l’État - donc par l’argent de la collectivité - et les kinésithérapeutes particuliers qui se sont érigés à la seule force de leurs deniers ? A-t-on conscience du mur vers lequel ce genre de permissivité précipite la santé de ville, et de l’engagement tricheur des CPAM à prétendre vouloir endiguer ce phénomène ?

La réponse fut instructive : « Nous en avons conscience, certes, mais nous n’y pouvons rien… ».

Quid des ordonnances qui, depuis dix ans, devraient ne plus être ni quantitatives ni qualitatives, et de l’engagement de la CPAM à faire pression sur le médecin prescripteur afin qu’il en soit ainsi ?

La réponse fut non moins instructive…

Moyennant quoi, vite dépassée par la tournure de la conversation (sensée, de toute évidence, s’adresser à un parterre de béotiens candides et pétrifiés d’effroi face à l’aspect officiel de la démarche), Dame Sécu me propose de me rapprocher de la Commission Paritaire de mon département, les Dupond & Dupont de la représentativité organique. Je lui rétorque que, si cette Commission avait la moindre influence sur les décisions médicales locales, cela se saurait depuis longtemps, et que, quitte à m’adresser à un sonotone, autant que ce soit celui du bon Dieu qu’à celui de ses saints…

Dame patronnesse s’engage alors mordicus à m’obtenir un rdv avec le n°1 de la santé du département. La classe !

Je ne manquerai, évidemment pas, de vous tenir informé de cette séance de langue de bois.

Coup de coeur
images sade

Sade Adu
Un ange passe...

Je me suis levé tant de matins, près de dix ans en ma primo-jeunesse, auprès de Sade - entendons-nous bien, auprès de mon radio-CD entonnant du Sade - que cette femme, en quelque sorte, fait presque partie de ma vie, voir de celle de mes petites amies.

J’en connais même quelques-unes, dans ce couple à trois, qui lui aurait volontiers volé dans les plumes, juste histoire de détendre l’atmosphère et de remettre la balle au centre.

Et, voler dans les plumes d’un radio-réveil, après coup, ça ne rend pas bien malin…

Commencer une journée par du Sade, c’est bien mieux que par un coup de pied au cul. Pour vous en convaincre, faites l’expérience des deux.

Sade a la voix des hirondelles qui annoncent le printemps, le guano en moins sur la table de ping-pong.

Bon, je vous l’accorde, dix ans de printemps, ça peut commencer à peser lourd dans le cursus. Surtout celui des autres.

Sans être Proust ma chère, nous dirons que la beauté est toujours lointaine. C’est sans doute pourquoi, comme Albertine, Sade a disparu si longtemps de nos ondes - presque dix ans - pour revenir enfin nous susurrer dans le creux de l’oreille « Love deluxe ». Un slogan à s’y méprendre avec une marque de savonnette et l’achat prévisionnel d’un nouveau radio-CD…

Son dernier album « Soldier of love » est un pur condensé de guimauve qui vous coule à l’oreille. Si suave, si sucré, qu’à côté, un loukoum vous fait l’effet d’un flacon de gros sel « La baleine »…

Sade, anglo-nigériane, est ce genre de créature intemporelle que le nombre des années (surtout les nôtres) n’atteint pas. De « Diamond life » (1984) à « Soldier of love (2010), pas une ride d’altération, d’usure, de corrosion, ne vient bouleverser en neufs albums la logique d’une immortalité paisible.

Comme la madeleine dudit Proust, Sade est un bain de jouvence sans cesse renouvelé, mieux que la crème glossy-gloss de chez Garnier-Gloss à base de fœtus humains.

Avec 75 millions d'albums vendus, son groupe fait partie du top 100 des meilleures ventes d’albums dans le monde. Paradoxalement, Sade cultive la discrétion et n'apparaît que très peu à la une des journaux ou sur les écrans de télévision. Elle passe son temps avec ses amis, sa famille, son enfant, et se tient à l'écart du show-business.
La grande classe, quoi…

Normal, direz-vous, lorsque l’on sait que Sade signifie « couronnée de gloire ».

Anglo-nigérian d’origine moi-même à la centième génération, frétillant de l’hormone atavique à la moindre mesure de samba ou de soul, évidemment que je ne peux pas être totalement objectif en ce dossier. Mais le monde des gens objectifs insupporte.

Heureusement que l’objectivité n’est pas humaine, sans cela ce monde serait inhumain. Nous ne serions plus qu’une bande de zombis décérébrés, homogènes, marchant au pas de l’oie, le petit doigt collé à la couture du pantalon, des ovidés à équarrir et tout disposé (tiens, prenons un exemple au hasard) à cautionner l’EBP, les référenciels-kinés, et l’Ordre des kinésithérapeutes.

Rassurons-nous, assurément, je vous parle de choses qui ne peuvent pas nous arriver. Nous, kinésithérapeutes, nous avons bien trop de tempérament…

Sade, indiscutablement, devrait être remboursée par la Sécurité Sociale, ou, à minima, par les mutuelles. Et mon radio-CD, par mon assurance habitation tous risques…

Bio expresse :

Naissance le 16 janvier 1959 à Ibadan, au Nigeria de Bisi Adu, un Nigerian, et de Anne Hayes, une Britannique, sous le nom de Helen Folasade Adu.

Elle a 3 ans quand ses parents se séparent et que sa mère quitte le Nigeria avec ses deux enfants pour s'installer à Colchester (Essex) près de Londres. Elle est naturalisée britannique.

Sade est styliste, chanteuse/compositrice de musique et parole Soul/Jazzy, et ancien mannequin.

Fière de ses origines africaines, elle se passionne pour la musique afro-américaine. Ses idoles et ses influences artistiques et musicales sont Curtis Mayfield, Billie Holiday, Nina Simone, Al Green, Marvin Gaye et Aretha Franklin ...

Albums :

- Diamond life (1984)
- Promise (1985)
- Stronger than pride (1988)
- Love deluxe (1992)
- Remix deluxe (1992)
- The best of Sade (1994)
- Lovers rock (2000)
- Lovers live (2002)
- Soldier of love (2010)

Articles récents
  • Vacances, j’oublie tout…
  • Il ne faut pas prendre les messies pour des lanternes…
  • Tous sur la photo !
  • Les Blues Broth’Ordre
  • La solitude du coureur de fond