L’ébullition phosphorique qui secoue le petit monde de la kinésithérapie, depuis un quinquennat, laisse songeur.
D’un syndicat à l’autre, de l’Ordre aux sociétés savantes de la kinésithérapie, c’est l’escalade aux effets d’annonces, la course exaltée à celui qui édifiera le bidule abstrus le plus brinquebalant, l’usine à gaz la moins intelligible, le tapir à roulettes qui fait coin-coin lorsqu’on lui tire la queue, pour épater la galerie…
Ordre, EPP, LMD, aides-kiné… tout le petit gratin, tout ce qui porte galon, veut « en être ».
Comme si nous n’avions pas déjà suffisamment à faire avec les blindés d’État, la récession drastique en acte, les référentiels, la sectorisation à venir, le gel de nos honoraires depuis onze ans ?
Non, assurément.
Il faut jouer aux apprentis sorciers…
Avant, il y a vingt ans, les choses étaient simples. Nous étions fiers (et nous pouvions l’être) de notre profession et de nos compétences. Nous avions un bon diplôme, durement acquis, une formation de qualité, et nous ne nous posions aucune interrogation métaphysique sur le rôle social que nous jouions – puisqu’il était évident – donc sur notre avenir.
Les syndicats signataires de la Convention ne cherchaient pas midi à quatorze heures. La revendication était quasi monosyllabique, donc d’une grande percussion : la réévaluation régulière de nos honoraires. Les brutes marchaient, les intellos coupaient les citrons sur la touche. Point/barre.
Malgré l’absence du « haut débit » et de son Inter pas toujours très Net, le peuple kiné comprenait fort bien un discours syndical primitif et fonctionnel ; celui du beurre dans la gamelle aux épinards. On le mobilisait donc avec moins de difficultés. On faisait de belles manifestations.
A présent, à moins d’avoir fait nippon première langue, bien malin le praticien qui pipe quid à la notice. Se mobiliser ? Mais à quel propos ? Sur quel sujet ? Avec qui ?!?
Les manifestations, aujourd’hui, ont tout de la congrégation des lépreux à crécelles qui vont passer dimanche aux fraises…
Il y a vingt ans, on ne se syndiquait pas, car tout allait bien, donc on s’en balançait. L’AMM augmentait plaisamment et ordinairement. On se délestait moelleusement sur une bande de lascars qui, à grands coups de bourres-pifs fratricides, s’écharpaient joyeusement dans les MJC, chapi-chapeau de la Fédé ou du SN, mais, bon an mal an, savaient encore tenir la baraque à frites conventionnelle.
De nos jours, on se syndique encore moins, mais parce que l’on ne fait plus confiance à personne.
La profession, plus que jamais, plonge dans l’individualisme forcené. On ne croit plus à une sortie de crise collective ni à une solution « globale ». Il n’y a plus de leader charismatique ni d’institution de référence. Seule une bande d’augustes – dont plus personne n’est dupe – faisant la roue devant Sir Hâtier et son ascenseur social champagnisé…
On ne compte plus que sur ses propres ressources, et sa manière (certes de courte vue) d’être un délinquant conventionnel au quotidien, sans se faire pé-cho par les caisses. C’est l’empilage des actes, des dépassements d’honoraires, la compaction des patients, la grande valse des mémés à domicile, la marchothérapie pour tous et non hiérarchisée…
Seules les petite lavandières poursuivent, à l’acte individuel par demi-heure sans dépassement d’honoraires, leur petit chemin de croix. Elles, elles cherchent le petit Jésus dans la kinésithérapie, c’est autre chose. Respect gardé. On ne fait pas le même métier. Moi, je n’ai pas prononcé mes vœux.
La crise de notre profession est avant tout morale, puisque institutionnelle.
Nous ne souffrons pas tant du corps médical que de sa tête…
Entre Ordre et syndicats, seuls 10% « d’activistes » galopent encore comme des dératés derrière un pot aux roses qui toujours leur échappe. Une « vérité » que plus personne ne détient. Alors, on suit, bêlant, le bouc le plus burné, des fois qu’il ait – lui – un semblant de boussole…
C’est la grande pâmoison des complots de coursive. Pas un syndicat qui ne présente en son sein son petit Brutus.
On démissionne, on se missionne, on s’affectionne, on s’additionne. C’est la foire au carnet d’adresses.
Ils y ont cru à « leur » Ordre. Sincères, sûrement, pour beaucoup. Mais, ils se réveillent en une réalité douloureuse. Rêve cassé. L’aéronef de l’Ordre, arche de Noé supposée nous entraîner vers les terres fertiles, n’était qu’un ballon d’hélium dégonflé, oreilles de Mickey pendantes, à peine revenu de Disneyland…
La crise identitaire est absolue. Celle des vocations suivra.
L’Ordre devra bientôt recruter en Roumanie.
Et tout laisse à penser que les syndicats qui s’y cramponnent, aussi…
***
Certains font un lien entre avènement de l’Ordre des kinésithérapeutes et déliquescence de notre profession. Sans être totalement inexact, ce raccourci semble pourtant un poil empressé.
L’Ordre n’a fait que précipiter (au sens électrolytique) un phénomène de complexification spéculative et idéologique, donc de participer à l’inhibition intellectuelle généralisée, en apportant au débat, non ses clartés, mais sa part d’obscurantisme ego centrée. Ce que d’autres (et nous pensons notamment à certains Pierrots tombés de la lune avec escale par la HAS) avaient, de longue date, anticipé.
L’Ordre, indiscutablement, ne serait-ce que par l’implosion syndicale dont il est directement responsable (nous pensons, évidemment, à la création du syndicat Alizé, mais également à l’émasculation revendicatrice de nos centrales historiques), ou encore par son besoin de créer sans cesse de nouvelles chimères d’avenir professionnel pour légitimer une existence plus que chicanée, a largement participé au phénomène de désagrégation identitaire de notre profession. Ce qui peut sembler être un comble, voire même être l’antithèse de sa mission première.
En vérité, le pouvoir décisionnel, en s’atomisant en une constellation d’électrons libres, en autant d’unités devenues autarciques et supposées purgatives (syndicats signataires, Ordre, HAS) a gagné en complexité, en blocage du système, ce qu’il a perdu en pragmatisme et en efficacité.
Mais, l’Ordre n’est pas le seul à avoir joué à Jo l’embrouille dans cette affaire, tant s’en faut…
Quand Eve-la-prude tacle grave Adam-le-tâcheron
Les kinésithérapeutes, qui vivaient plutôt bien (et à raison) de leur état professionnel dans les années 1980, à force d’être incessamment stigmatisés de l’intérieur par leurs propres « confrères », sont devenus, peu à peu, des névropathes complexés, persuadés d’être des délinquants médicaux de grand chemin. Ils « volent » sur la bête pathologique leur droit à respirer l’air frais des faubourgs et à nourrir honorablement leur famille.
Selon Tru-tru (l’homme qui n’a pas vu l’ombre d’un ours qui a vu l’ombre d’un patient, depuis dix ans, malgré ses « vacations » en phtisiologie) et sa clique d’affriolés de la HAS, nous serions tous des brigands sans foi ni loi, des incapables faisant notre lit sur la détresse humaine et sur la manne budgétaire.
Notre honte doit être si grande, l’induction coupable si lourde, le doigt pointeur si accusateur, qu’on nous propose même, comme à l’infâme reptile, de muer, en une sorte de purification cathartique, de notre chrysalide originelle de vils « kinésithérapeutes » en la désignation bien plus papillonnante de « physiothérapeutes »…
Certains intellectuels de la profession (et nous revenons à l’astre sélénite précédemment cité) ont introduit dans la profession, comme lombric dans la pomme, une théorie pernicieuse et tout à fait édifiante : celle que notre paupérisation progressive, le gel de nos honoraires, sont le fruit de notre incompétence, donc d’une logique économique implacable.
Selon eux, nous n’avons que ce que nous méritons.
Pour recouvrir les fastes du passé, il conviendra de démontrer, et de démontrer encore, et toujours, et sans fin, que nous allons devenir les Rambos sur formés du massouillage. Évaluation des pratiques professionnelles, formation continue obligatoire, cours d’anglais accélérés, etc.…
L’idée, en soi, n’est pas complètement dénuée de raison, au sens simiesque du terme.
Bien sûr, nous opposerons à ces luniens (mais, de si haut, sont-ils seulement en mesure de nous entendre ?) que si nous n’avions pas de « valeur intrinsèque » en parfaite adéquation avec l’exigence en soins de nos concitoyens, l’État n’aurait certainement pas à limiter artificiellement nos actes par le biais de « l’enveloppe globale » ou des « référentiels », ni de geler nos honoraires afin de noyauter en quantité et en qualité notre essor ?
Nous opposerons ensuite que notre « décrochage » du coût de la vie date des années 9o. Il serait donc plus que surprenant, qu’après bientôt cinquante années d’existence, justement ces années-là, subitement et irrémédiablement, nous aillions perdu toute compétence, comme par un coup de baguette magique de la fée Clochette ?…
Les intellos de la HAS, donc de l’Ordre, donc des syndicats dits représentatifs – blancs benêts et benêts blancs – se trompent joyeusement de cible. L’État n’a pas vraiment souci à ce que l’on améliore nos compétences – peut-être même qu’il le redoute ? – puisque sa seule préoccupation est financière : nous payer moins.
Pour autant, nous ne pouvons pas aller totalement contre l’idée, celle des Pierrots lunaires, qu’une profession de premier plan, sachant se rendre indispensable de par sa compétence avérée, a moins de chance de partir aux égouts avec l’eau de la grande vaisselle budgétaire.
Mais, n’étions-nous pas déjà une profession de premier plan ? Qu’y a-t-il de vraiment changé à part l’idée que l’on se fait de soi ? A part l’absence de syndicat pour la défendre, cette idée-là ? Ou du fait qu’une cohorte d’intellos, sans doute frustrés d’avoir loupé médecine, nous le font payer à bras raccourcis ?…
Bien sûr la formation continue, bien sûr le LMD, bien sûr encore que l’EPP, ou le vélocipède à betteraves, mais, dans notre chronologie évolutive, l’on ne peut pas faire l’impasse sur le fait – indéniable – qu’avant tout, les raisons d’État sont d’ordre (lapsus révélateur ?) pécuniaires, et qu’elles s’entrechoquent avec les nôtres, morales.
Car la morale est justement notre talon d’Achille, faiblesse sur laquelle surfent allégrement les banquiers d’Etat pour réussir leur coup (budgétaire). Combien de professions se laisseraient culpabiliser – manœuvrer – à leur faire croire qu’ils ne méritent pas leur salaire ? Qu’il faut qu’ils « démontrent » tant et plus qu’ils en sont dignes ? Les cheminots ? Les agents de la RATP ?…
Foutaise que tout cela.
Riche de ce constat, nous devons donc envisager avec la plus grande circonspection tous partenariats avec les institutions officielles (UNCAM, HAS, et, bien sûr, l’Ordre) particulièrement polarisées cochon-tirelire en ce dossier. À coup sûr, si l’on n’y prend garde, ils engrangeront notre sueur sans la payer de retour.
Voilà pourquoi, il importe de ne pas faire feu de tous bois, de ne pas empiler les dossiers théologiques, mais avancer de manière franciscaine.
Voilà pourquoi l’on ne peut pas aimer un syndicat, par trop copine comme cochonne, avec l’Ordre ou avec la HAS.
Voilà encore pourquoi, tout nouvel effort intellectuel ou factuel réclamé à une profession déjà exsangue suite à onze années de non-réévaluation, ne peut s’entendre qu’en un corollaire d’application immédiate : l’augmentation in petto de nos honoraires. Sans cela, il serait évident que l’on nous prend pour des pigeons à plumer…
L’EPP, c’est tant. Ou pas d’EPP.
Les référentiels, c’est tant. Ou pas de référentiel.
La sectorisation, c’est tant. Ou pas.
Le LMD, pareil.
On ne peut pas réclamer à son pâtissier une pièce montée en lui payant le prix d’une religieuse, à moins d’aller la chercher aux carmélites…
Nous reprendrons (une fois n’est pas coutume) les propos d’il y a quelques jours, et fort raisonnables, de notre chef de l’État, Nicolaï 1er : « Qu’est-ce donc que ce dégoût affiché de l’argent, que l’on rencontre dans certains milieux bien-pensants ? L’argent, ce serait laid ! Mais l’argent, ce n’est pas laid ! L’argent permet à tous citoyens d’améliorer ses conditions de vie, de progresser dans l’échelle sociale, d’offrir un meilleur avenir à sa famille, à ses enfants. Je me méfie autant des gens qui détestent l’argent que de ceux qui l’aiment trop ; dans les deux cas, c’est un rapport malsain à l’argent… ».
Alors là, je dis bravo !
Nicolaï, puisque tu nous y invites : changeons de cap !
Nous allons évoluer, vers le LMD ou vers autre chose d’aussi pieux, non pas dans l’espoir de mieux gagner notre vie, mais parce que l’État va nous financer, pas à pas, pour y parvenir. Donnant-donnant. Parce que c’est un service que l’on rend aux malades et donc à la Nation, que de savoir apporter une plus grande compétence à la souffrance. Parce qu’il n’y a pas marqué « la poste » sur notre front. Parce que, pour nous aussi, c’est intellectuellement gratifiant, et que cela suit le cours évolutif des choses. Que notre métier est riche de sens et d’aptitudes, de techniques innovantes, et qu’il convient de savoir enfin les fédérer au sein d’une formation « diplômante » et qualifiante.
Nous ne nous engageons pas dans une telle réforme de la profession, la queue basse, parce que nous avons peur de notre avenir, mais parce que nous aimons notre avenir.
Nous n’avons pas à souscrire aux discours alarmistes – marche ou crève ! – de certains qui, en bons opportunistes, font leur lit sur l’angoisse et la morosité ambiante.
Nous allons procéder par étapes. Et, lorsque – mais uniquement lorsque ! – chaque étape sera validée de manière sonnante et trébuchante, nous passerons à la suivante.
De gros chantiers nous attendent. Il serait suicidaire de les précipiter :
- Premier chantier (et le seul qui vaille, tant qu’il n’aboutira pas) : réclamer une augmentation immédiate et sans contrepartie de nos honoraires. Car, après onze années de vaches maigres, il ne faut tout de même pas pousser mémère dans les orties !
- Voyons, ensuite, ce que donneront les « référentiels ». Quel pourcentage d’activité allons-nous perdre sur les cinq ans à venir ? Combien d’entre-nous, au final, finiront à la benne ? Où l’Etat compte-t-il s’arrêter, si jamais il y compte ? Pouvons-nous encore nous opposer à ces référentiels ? Avons-nous des syndicats dignes de ce nom pour savoir le faire ?
- L’ASV (avantage social retraite). Y a-t-il encore une possibilité – même infime – de se coaliser (par exemple avec les autres professions médicales ?) pour faire revenir l’État sur son hold-up inqualifiable ? Pour offrir à nos anciens (et à nous-mêmes) une retraite décente, celle que nous méritions, avant ce vol gouvernemental manifeste ?
- Aidons l’Ordre des kinésithérapeutes à savoir enfin place trouver, ou bien, s’il poursuit d’y rechigner, de nous sucer la couenne, dissolvons-le pour mieux le rebâtir, sur des bases, cette fois-ci, saines, populaires, et démocratiques. Un Ordre qu’on aime !
- Déclipsons les syndicats de l’Ordre. Ne cautionnons plus ceux qui s’y cramponnent. Afin de retrouver une force revendicative libre et crédible, qui n’a plus à satisfaire à l’Ordre, donc à l’État, mais aux souffrances de la profession.
- En parallèle – et puisque rien ne l’interdit – préparons en douceur le LMD, avec la certitude d’un engagement paraphé de l’État : celui qu’à niveau de formation supérieure, rémunération supérieure. Donc, augmentation de nos honoraires et modification de la grille salariale, de manière appropriée et conséquente. Je rappelle, pour info, que dans la conception hospitalière, nous sommes toujours des « BAC + 2 ». Donc, de là à faire mousser un « master » – que dis-je ? Un doctorat ! – laissez-moi doucement sourire. L’exode de Moïse à travers la Mer Rouge, à côté, c’était un pique-nique…
- Laissons de côté, au moins pour une décennie, le dossier des « aides-kinés », nouvelle danseuse ordinale. Attendons que sortent (si jamais ils sortent) les premiers contingents de LMDistes, afin de voir à quoi ressemblera alors le métier ? Que pourrons-nous véritablement déléguer ? Aurons-nous encore suffisamment de boulot (après le tremblement de terre des référentiels) pour nous-mêmes, avant que de l’éparpiller aux quatre vents ? N’avons-nous pas déjà été plus que généreux (et je reste poli) envers les STAPS, les ergos, les podologues, les esthéticiennes, etc., tous ces moineaux faméliques aux serres crochues contre lesquels l’Ordre ne sait nous défendre, et qui, peu à peu, nous démembrent ?…
- Quant à l’évaluation de nos pratiques professionnelles (EPP, rebaptisée entre-temps EPB, puis je ne sais plus trop quoi) – inévitablement assortie à terme d’un volet coercitif et disciplinaire (Pierrot, il faut que tu cesses de nous prendre pour des décérébrés !) – l’on ne peut pas accepter cette nouvelle contrainte sans qu’elle soit liée de facto à une augmentation tarifaire. Or, Pierrot, de l’augmentation tarifaire, il se fout. L’EPP, c’est sa marotte, sa grenouille en peluche. Tiens, il n’a même pas songé à la négocier, l’augmentation…
- Il en est de même pour la future sectorisation et perte de notre liberté d’installation : pas de sucette, pas de signature. Et, il ne saurait s’agir, comme pour les infirmiers qui se sont fait flouer, d’une augmentation globale de notre lettre-clé (dont profiteraient encore nos vieux vermoulus, sans sortir la truffe de leur échoppe), car vite rattrapée par cinq années de « gel », mais d’une incitation financière régionalisée. Une frappe chirurgicale. Que l’on ne me répète pas que c’est, constitutionnellement, impossible ! J’en ai longuement parlé avec Monsieur numéro 1 de la santé de mon département ; ch’est pochible ! Seule la volonté politique est absente.
Alors, messieurs, arrêtons donc de phosphorer à vide et de marquer contre notre camp. Faites donc comme dans la pub : plutôt que de tout changer, changez de lunettes !



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J’ai bien compris que les syndicats en perte de vitesse devaient résister et s’imposer,bras de fer avec l’uncam and co,là je suis d’accord, mais je serais curieuse d’entendre ta méthode pour y parvenir!
Salut Chris,
Cela ferait l’objet d’un long débat, et nous y avons déjà longuement répondu entre les lignes au travers de nombreux éditoriaux.
La solution? En gros: la représentativité. Encore et toujours la représentativité. Rien n’est possible sans fédérer massivement derrière soi la profession, car l’on répondrait avec REALISME à ses attentes.
Or, comme il est tout à fait impossible d’imaginer entre ces centrales à forte obédiance clanique une quelconque entente, un tant soi peu durable, ni une inter-syndicale d’intérêt général, l’on ne peut que miser sur l’avénement d’un seul syndicat, fort, que l’on souhaiterait lucide et pragmatique, tout du moins au service de la collectivité et non de lui-même.
Dans l’instant, c’est peu probable, car chaque syndicat a ses raisons intrinséques de ne pas séduire, lorsqu’il n’est pas tout simplement répulsif pour la très grande majorité de la profession (à peine une grosse dizaine de pour cent de syndiqués). Et, pour aucun de ces syndicats, le diagnostic n’est tout à fait le même.
Le but de nos écrits (puisque, nous-même, nous n’avons aucun pouvoir décisionnel) c’est d’aider, de les aider (en toute humilité), à en prendre conscience. Car nous espérons un avenir serein pour un métier que l’on aime. Mais, on ne peut pas faire le boulot d’instropection à leur place, ni changer leur « logique de l’échec » s’ils s’y refusent obstinément eux-même…
A dire vrai, nous misons beaucoup moins sur une prise de conscience des cadres de ces syndicats, qui verrouillent un systéme qui leur sert la soupe (puisqu’ils sont en haut de l’oligarchie et qu’ils ont donc tout à gagner à ce que rien ne change – CQFD), que de celle de la « masse anonyme », masse dont nous faisons partie, qu’elle soit syndiquée ou non.
Voili-voila.
Pollux
Salut Pollux,
Je suis tout à fait d’accord avec tes propos, là où tu te plantes, je pense, c’est qu’il n’y aura pas besoin de cinq ans pour voir les résultats des référentiels. Les résultats sont déjà visibles et le seront encore mieux au premier trimestre 2011. Car, et de source sure, les référentiels entrainent avec eux une diminution déjà importante des prescriptions dans les secteurs non référencés sur toile de fond d’amalgame « médico-généralistique ».
Les lavandières, si elles gardent leur position, pourront aller s’habiller chez tati ou alors aller voir l’abbé Pierre.
Il est plus qu’urgent que nous soyons rasseblés avec une adtion forte avec en prmière mesure une revalorisation conséquente, car une fois mort à quoi bon se battre ?
Tout à fait d’accord avec vous.
Il faut secouer le cocotier, retrouver une représentavité forte pour négocier…encore faut-il être d’accord sur notre revalorisation…
En effet, combien de nos confères ne se syndiquent plus à cause du manque de clairvoyance de nos « représentants » (qui a décidé de se désunir de la revalorisation des médecins il y a qques années???)? Combien en ont assez de payer pour des ronds de cuir sachant les miséreux centimes d’augmentation obtenus ces dernières années!!! Merci qui…1 er qui signe 1er à se gausser d’une aumone…
Arrêtons de nous prendre le chou sur ce que nous valons…osons demander une juste revalorisation sans contrepartie vu qu’il y a déjà les référentiels, l’asv !!!
Arrêtons d’être les gentils moutons, les manifs qui ressemblent à une ballade de santé…
Je vais oser!
Aidez un nouveaux syndicat à devenir représentatif, engagez-vous dans ses rangs, déjà pour les URPS, et vous aurez la parole, et la donne changera.
Et bénéficier de la collaboration, de l’échange d’idées, de points de vue entre libéraux et salariés est une valeur ajoutée.
Valeur ajoutée également que de ne pas avoir d’antécédent syndical et donc rien à perdre!
N’ayant rien à perdre notre seul objectif est de faire « gagner » la profession!