L’Ordre des kinésithérapeutes ne cesse de nous surprendre par sa fermentation phosphorique. Une vraie pétrolette à neurones coudés.
Certains dossiers – et c’est tout à son honneur – sont défendus par l’Ordre avec une certaine efficacité, comme le LMD. D’autres, par excès d’ébullition (ou de bulles ?) relèvent de la camisole de force, ou du delirium très mince. Les « aides-kinés », sortes de gros lapins sortis du chapeau, en témoignent au pied levé.
Le LMD (licence/master/doctorat universitaires en kinésithérapie), donc le super Rambo-kiné, n’est pas encore dans les bacs – tant s’en faut – que l’Ordre, toujours très avant-gardiste, envisage déjà la « délégation des tâches subalternes » à une sorte d’esclave sous-qualifié : l’aide-kiné.
Bien entendu, toute personne d’un tant soit peu raisonnable se dirait qu’il convient de ne pas atteler les bœufs avant Ben Hur, qu’il serait sage, afin d’éviter qu’il se colle le râtelier de guingois dans l’arène romaine, qu’il arrête son char et attende l’hyper qualification avérée – et dûment rémunérée de retour – de la profession pour moufeter oreille. Que les référentiels à venir vont taillader dur dans le lard professionnel et notre chiffre d’affaires, qu’une nouvelle subrogation et éparpillement aux quatre vents de notre décret de compétence incitent à la prudence, tout du moins à l’attentisme.
Cà, c’est la position cartésienne.
Pas pour l’Ordre.
Car l’Ordre est omniscient.
Car l’Ordre, sorte de Yoplait-la-petite-fleur, réinvente chaque jour l’avenir.
Cette « vision » de l’aide-kiné est tellement hallucinée que même la FFMKR – pourtant pilier fondamentaliste de l’Ordre – marque son désaccord. Comprend-t-elle enfin que son professeur Barjot, dans ses expériences hybrides, a fait naître un Frankenstein, devenu à présent adulte et narcissique, qui bouffera tout le monde à la croque-au-sel sur son passage, maîtres y compris ?…
En réalité, « l’aide-kiné » n’a aucune sorte de résonance possible et imaginable dans le mode libéral. Que va-t-on lui déléguer ? La marche des canards qui font coin-coin en se tenant la main ? Ne passerons-nous pas plus de temps à lui expliquer par le menu ses faits et gestes qu’à le faire soi-même ? Une fois l’URSSAF, les charges sociales, les 35 heures, les congés payés, additionnés au bas de la fiche de salaire, sera-t-il vraiment, cet « aide-kiné », plus « rentable » qu’un assistant, pour autant qu’un assistant ait vocation à l’être ?
Évidemment non.
Sans oublier, fait indéniable, que se « déléguer », c’est aussi accepter, d’un point de vue juridique, les dégâts potentiels de ses sous-fifres…
De plus, référentiels obligent et à l’heure où 30% de gâteau à se partager va se volatiliser de la planète kiné, à couteaux tirés, est-ce judicieux de fractionner encore davantage notre bénéfice et de se mettre toujours plus en danger ?
Bref, « l’aide-kiné », c’est surtout une grosse galère administrative pour le plaisir hédoniste de se penser hissé d’un poil de col dans l’oligarchie médicale. Nous aurons enfin un « moins que nous » sur qui déverser notre bile de paramédicaux complexés…
« L’aide-kiné » ne prend son sens – et là est bien tout le danger – que dans le monde salarial, car toujours à la recherche d’un personnel sous-payé. Évidemment que, tôt ou tard, les cliniques, les centres de rééducations, les hôpitaux, vireront sans état d’âme les kinésithérapeutes qualifiés, supposés « surpayés », au bénéfice d’une sous-classe de « praticiens » tout au bas de la grille salariale. Des ersatz rémunérés en monnaie de singe.
Évidemment encore que l’Ordre, supposé faire la « promotion » de notre profession, prépare une fois de plus le linceul de sa confrérie.
Alors, moi, je pose la question : l’Ordre, après avoir ratifié auprès de l’UNCAM le principe délétère des référentiels (car, même s’il en fut tenu à l’écart par la suite, en primo-intention il en a accepté l’aspect « déontologique »), nous assommer chaque année de 280 euros de cotisations (de loin le rapt le plus formidable du paramédical), nous avoir ridiculisé avec une campagne sous abribus « Céline » (se faisant même épingler honteusement comme le slogan le plus sexiste de l’année), s’être fait gausser au nez par les esthéticiennes avec sa distinction épistémologique – et sans effet aucun sur la concurrence déloyale – entre « massage » et « modelage », joué de la « démocratie opaque » en un sondage de la profession auquel personne n’a répondu, voilà à présent qu’il souhaite dilapider nos compétences en « aides-kinés ». Mais, où va-t-il donc s’arrêter ?…
L’Ordre, à mon sens, n’est pas tant dangereux de part l’idée anti-démocratique qu’il véhicule ou ses gabegies financières, que dans sa volonté prégnante à vouloir devenir le maître d’œuvres (le premier syndicat ?) de la profession, à souhaiter bâtir sans cesse – pour justifier de son existence – des usines à gaz.
Mais comment en vouloir vraiment à une poignée d’ex-syndicalistes, frustrés par trente années de carriérisme non représentatif, de soirées « révolutionnaires » à trois tondus et deux pelés à la MGC de Quimper, à présent armés, par cabriole du sort, d’un arsenal de TNT, de ne pas désirer faire un baroud d’honneur et foutre le feu à toute une profession en une immolation commune et rigolarde ?






Tout le monde a compris. Lorsqu’on ne peut pas rentabiliser,en délocalisant,c’est à dire trouver de la main d’oeuvre à bon marché,
il reste la possibilité de créer et/ou péréniser des catégories,si j’ose dire: de sous-auxiliaires; sous-formés,sous-qualifiés,et bien sûr sous-payés.
Dans ce cas aux lieux de laisser la possibilité d’embaucher des sous-auxiliaire sous formés, sous-qualifiés et tous se qu’il vous plaira. Offrez leur une formation qui les valorisera, et évitera les débordements car les aides kiné sont sous l’ordre direct du kiné et donc la pour l’aidé, et en aucun cas pour remplacer le kiné… car je vous rassure, que se sois dans le publique ou dans le privé les kiné ne vous attendent pas pour embaucher des personnes sous qualifiés pour l’instalation des patients, l’entretient du materiel et l’aide aux exercices des patients et encore s’il ne sont pas chargés en plus du secrétariat. Alor tous vos grand mots à dire que ceci est abérant ne servent vraiment à rien, car cette situation existe déjà et se n’est pas en fesant l’autruche que cela s’arrangera bien au contraire. vous parlé de la dévalorisation de votre métier par la reconnaissance du métier d’aide kiné, mais que je sache les dentiste existe toujour alors qu’ils possédent des assistantes et qua m’a connaissance une assistante d’entaire n’a jamais tenu le rôle d’un dentiste…..
Je pesen vraiment qu’il ne faut pas tous mélangé un kiné reste un kiné, un aide kiné reste une aide.
Bonsoir audrey,
Ce texte n’a aucunement vocation à s’élever contre le principe en soi de « l’aide-kiné », mais, à l’heure où nous ne savons encore rien des répercutions à venir des « référentiels » sur la profession, ou le LMD (licence/master/doctorat) est encore à l’état conceptuel, il nous semble un poil anticipé et dangereux de fragmenter toujours plus notre activité.
Agissons par étapes, et asssurons nos arrière.
Pollux
En réalité, « l’aide-kiné » n’a aucune sorte de résonance possible et imaginable dans le mode libéral. Que va-t-on lui déléguer ? La marche des canards qui font coin-coin en se tenant la main ? Ne passerons-nous pas plus de temps à lui expliquer par le menu ses faits et gestes qu’à le faire soi-même ? Une fois l’URSSAF, les charges sociales, les 35 heures, les congés payés, additionnés au bas de la fiche de salaire, sera-t-il vraiment, cet « aide-kiné », plus « rentable » qu’un assistant, pour autant qu’un assistant ait vocation à l’être ?
Bref, « l’aide-kiné », c’est surtout une grosse galère administrative pour le plaisir hédoniste de se penser hissé d’un poil de col dans l’oligarchie médicale. Nous aurons enfin un « moins que nous » sur qui déverser notre bile de paramédicaux complexés…
Désolé mais à mon sens rien que ces paragraphes en disent long.
De plus, je sais de quoi je parle quand j’avance des propos tel que ceux dis plus haut.
Et encore une foi l’aide kiné n’est pas la pour remplacer le kiné mais pour l’aider, il est sous ces ordres alors je ne voie en aucune manière qu’elle tord cela pourrai causer au métier de kiné, car ce sont vraiment deux chose plutôt distincte, car l’aide kiné ne masse pas, ne manipule pas, ne donne pas sont avis sur l’évolution d’une pathologie d’un patient.
Alors désolé de réagir quand je lis ces paragraphes, surtout que ce métier existe déjà, mais c’est sur que de nommer des gens sous qualifiés arrange bien les centre de kiné et les hôpitaux qui les emplois. ( plus de patients, plus de chiffre d’affaire, plus de salaire) et la personne qui elle est déjà en poste d’aide kiné (qui en générale est déclaré comme secrétaire) est tous juste payé le smic, alors que ces personnes s’occupe de le préparation des salles de l’installation des patients (compresse + physiothérapie), l’entretient des machines, des exercices des patients, des déplacements des personnes, et comme je vous le signalé plus haut en général on les déclarent en secrétariat et se n’est pas pour rien vu que c personnes on souvent également en charge tout le secrétariat.
Alors je comprend que vous vous inquiétez pour l’avenir de la profession de kiné, mais je ne peux laisser dire de tel chose, alors que le métier d’aide kiné ne demande à existé ni de se fais anticipés), car il existe déjà (et depuis fort longtemps), il demande juste à étre reconnu pour évité tous débordement potentiel et avoir un minimum de reconnaissance légale et financière.
Mais nous entrons dans un autre sujet car vue sous cette angle la, sa n’arrangerai pas les centres de kiné et les hôpitaux qui y perdraient un peu financièrement parlant.
Alors je comprend que vous vous inquiétez pour l’avenir de la profession de kiné, mais je ne peux laisser dire de tel chose, alors que le métier d’aide kiné ne demande pas à existé ni à se faire anticipé,
je rectifie ma phrase.
C’est un avis que je respecte, audrey. Pour autant, entre le « toléré » marginal, et « l’institutionalisé » qui fera le lit des centres de rééducation/cliniques pour un kiné sous-payé, là est tout le danger, à mon sens. Ne pensez-vous pas? D’autant que, rien vraiment, n’urge en ce dossier…
Pollux
Bonjour à tous
Je pense qu’au moment où une profession va très mal, instituer des « aides-kinés » est un signe de grand danger.Qui nous prouve que ce personnel bon marché ne sera pas le remplaçant du kiné à moyen terme ?
Jusqu’à présent tout fonctionne bien sans aide kiné.
Quel est le professionnel avec les revenus actuels qui peut se permettre de diminuer encore plus son salaire pour un aide kiné ? Celui qui magouille toute la journée avec dame sécu ??
Ne nous trompons pas de direction, l’aide kiné est fait pour nous détourner des enjeux importants de notre profession.
Avec les référentiels le kiné aura tout loisir d’être son propre aide kiné, sa femme de ménage et sa secrétaire….là est le véritable problème.
Que vous defendiez votre profession je le conçoit et vous approuve mais travaillant depuis plus de dix ans dans un service de reeducation hospitalier, il serait bien que l’on puisse au travers d’une formation faire valoir notre travail, en aucun cas il est question de prendre votre place (je n’en est pas la prétention)mais d’avoir un cadre d’activité clair serait utile, avec les bases qui s’y rattache, de toute façon le travail doit se faire sous délégation d’un MKDE et doit être présent et joignable a tous instants. Nous avons un role a jouer dans la décharge lors des marches d’entretien et autres….
Merci Pierre,
Tu es donc actuellement, en quelque sorte, un précurseur des « aides-kinés ». C’est toujours interressant d’avoir l’opinion de quelqu’un de « l’autre côté » de la barrière.
Peux-t-on en savoir un peu plus?
Quel est ton rôle exactement, aujourd’hui, auprès des kinés? Ton domaine de compétences?
Quelle formation as-tu suivie? As-tu une formation « sur le tas » ou universitaire?
A quel niveau de grille salariale es-tu embauché?
Y a-t-il conflit d’intérêts, parfois, avec les kinés (chevauchement de compétences)?
En toute sincérité, n’imagines-tu pas que l’embauche massive d’aides-kinés peut conduire l’administration, à terme, a dégrossir son rang de kinés?
Ne vois aucun piège dans mes questions, juste le souhait d’en apprendre un peu plus.
Cordialement.
Pollux
ma formation de base est As puis IDE(pour des raisons diverses ne n’est pas souhaité le rester…)et formateur en ergomotricitré depuis plus de quinze ans ( dans mon établissement, en ifsi, ifen et boite privé)ma formation en reeducation a été effectué par ma collégue MKDE, je travaile donc sous sa délégation et une fiche de poste a été crée en collaboration avec les cadres se soins de suite, Ma MKDE et valdé par la cellule qualite de mon établissement. je suis donc avec mon collegue (on a la chance d’être deux) sur la grille indiciaire C et il n’y jamais de conflit de compétence avec des Kinés. l’embauche dans les établissement peut être une aide mais en aucun cas à dégrossir(les maigres…) rangs des kines dans les établissements, mais pour cela il serait bon qu’il existe une formation spécifique et une réglementation spécifiant que l’on travaille sous et uniquement sous délégation d’un kiné(dont la présence est effective dans l’établissement et joignable à tous instant)
mon rôle est de seconder le MKDE de travailler sous sa délégation, mon domaoine de compétence va de l’entretien de la marche a l’apprentissage des transferts( aucun gestes non délégables: massages kiné respi…..)
ma formation de base est AS puis IDE( que j’ai peu exercer pour diverses raisons persos) formateur en ergomotricité (malade et charge) embauche en cat C
du fait du travail sous délégation du MKDE il ne peut y avoir de conflit d’intérerts ( le MKDE doit être présent et joignable à tout moment) et je pense que l’on peut décharger le MKDE de certaines tâches dans le public et améliorer la prise en charge sans pour cela nuire a la profession mais une formation spécifique et encadrée serait la bien venue ne serait ce pour reconnaitre notre travail