600 manifestants au départ de la pelouse du champ de Mars, 1 200 à mi-chemin, peut-être plus encore arrivés devant le Ministère de la Santé. Le cortège s’est promené durant presque deux heures dans les rues de Paris, créant un boxon certain.
Venus en train, par car, ou à vélo, tous les syndicats de la profession et toutes les régions de France (PACA, Corse, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Alsace…) emmenés par une Bretagne survoltée, étaient représentés. Ce fut un défilé bon-enfant, festif, et placé sous le signe de la bonne humeur et de la dignité.
Arrivés devant le Ministère vers 17 heures, bien que l’accueil y fut un peu frais
les représentants de nos syndicats signataires, Messieurs Bergeau, D’Hayer et Gallo, furent reçus. Alizé, malgré son insistance, resta à la porte.
Bien qu’encore embryonnaire, cette démonstration de force et d’unité, à l’heure où l’UNCAM vient de présenter ses trois nouveaux référentiels (lombalgie, méniscectomie, rupture de la coiffe des rotateurs) pour validation par la HAS, démontre qu’il est – peut-être ? – encore possible pour la kinésithérapie de savoir se mobiliser et s’unir pour défendre sa peau (bien compromise par les temps qui courent) et celle de ses patients.
Quelques remarques cependant :
- Alors que la kinésithérapie traverse la crise la plus grave (et peut-être fatale) de son Histoire, à peine 2 à 3% de nos collègues se sont déplacés pour manifester leur inquiétude et leur mécontentement.
- Très peu de « jeunes » dans le cortège, mais une majorité de « quadras » ou plus. Ce qui semble indiquer que la génération montante de la kinésithérapie est peu touchée ou informée de la gravité des situations. C’est très inquiétant pour le devenir de la profession.
- Si la « hache de guerre » semble devoir s’enterrer à minima entre la Fédé et l’UNION, et qu’un semblant d’entente cordiale (du moins de façade) pointe le bout de son nez, Alizé – pourtant troisième force de représentativité – poursuit de toute évidence d’être le syndicat « maudit » et boudé. Cela est très dommageable, tant pour nos confrères libéraux/salariés, que pour l’idée que l’on se fait de l’alliance des forces si utile en ces temps de disette. D’autant, bien que délibérément tenu à l’écart de la kermesse par les deux syndicats signataires, FFMKR et UNION – ce qui n’est pas fair-play – qu’Alizé a fait démonstration de solidarité, de savoir mettre son mouchoir sur sa susceptibilité au nom d’une cause d’intérêt général qui dépasse nos divergences claniques, en présentant une délégation certes discrète mais présente – ce qui est tout à son honneur.
- Paris pue toujours autant.



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« D’autant, bien que délibérément tenu à l’écart de la kermesse par les deux syndicats signataires, FFMKR et UNION – ce qui n’est pas fair-play – qu’Alizé a fait démonstration de solidarité, de savoir mettre son mouchoir sur sa susceptibilité au nom d’une cause d’intérêt général qui dépasse nos divergences claniques, en présentant une délégation certes discrète mais présente – ce qui est tout à son honneur »
Ca démontre une fois de plus le peu d’écoute de ces syndicats ( ffmkr et union) et leur vision à court terme ( je signe une ridicule augmentation donc j’existe) au détriment de ceux qui les paient et qui vont encore payer plus…
Ca ne donne pas envie d’aller manifester et de se faire prendre pour des cons avec des longs discours disant que c’est de notre faute que leur syndic n’a pas de poids…si ils ne sont pas capables de mettre leurs égos de côté pour le bien de tous…