Archive pour décembre 2009
Le Grand-Sacristain des hautes-agapes et son Ordre des acrobates Boursiers, en une poignante diatribe épistolaire, me firent presque venir (de rire) les larmes aux yeux. « Ils » se disent impuissants (forcément, lorsqu’on recrute sous Viagra) à mettre en place leur politique (tiens, ils en avaient une ?) car peu suivis par leur base (tiens, ils en avaient une ?).
Mais de quelle base parlent-t-ils donc, les grands flous ?
De celle, légitime, qu’ils n’ont jamais eue ?
De celle, des cœurs populaires, qu’ils n’ont jamais su gagner ?
Ou de leur piétaille des basses-provinces et leurs chenilles-ouvrières, les Comités Départementaux de l’Ordre qui, lassées d’assister des cuisines mendigotes au festin des goules pharisiennes, sont au bord de la crise de nerf et du surendettement ?
Pense-t-il soudainement, l’Ordre d’en haut – en un spasme habituellement plus Etatique qu’extatique – à ses petites-mains de l’ombre, ses ordonnés sans médaille, ses plâtriers du mur d’enceinte, sans qui rien de son édifice pontifical ne serait possible ? Va-nu-pieds de la besogne ingrate, passablement excédés que, d’agapes lutéciennes en orgies romaines, on ne leur jette en pâture qu’ossements de cotisations ordinales à ronger, budgets de piafs faméliques, trois stylos à bille et une imprimante du siècle dernier pour faire paraître leurs bulletins du CDO mensuels ?…




