Archive pour novembre 2009
Comme dit si bien Alain au Van de Roekeghem mauvais
Je suis venu te dire que je m’en vais.
Tu m’en as trop fait…
ASV, référentiels, fin de la libre-installation, non-revalorisation…
Dis, Frédéric, tu ne nous jouerais pas un peu la farce des dindons ?
Ta table de vil négoce
Tu peux (en toute courtoisie) te la carrer dans l’os.
Je la quitte presque presto et – dès que j’aurais retrouvé mon sac à main – illico !
Faudrait voir tout de même – foi d’Alain ! – à ne pas me prendre pour un Berjot !
Certes le discours est encore prudemment prudent
Et d’un poujadisme grelottant.
Mais, après 15 ans de caleçon aux malléoles
Il ne faut pas s’attendre à ce que ça rigole.
Cela se conçoit
Car, ne l’oublions pas
Le semi-remorque de vaseline
Précédant toute Roselyne
Le suppositoire uncamien est souvent rude
La diarrhée médiatique autours d’une affaire pourtant simple – faut-il se vacciner ou non contre la grippe A ? – a pris des allures de grand complot des concombres masqués et de génocides patentés des multinationales pharmaceutiques sur les populations.
On nous cache tout, on nous dit rien ! C’est l’alliance pharmaco-gouvernementale pour s’en mettre plein les fouilles ! On nous manipule ! Nous ne sommes que des rats de laboratoire pour leurs expériences militaires !
Entre discours alarmistes des soubrettes d’un Etat ayant 60 millions de piqûres sur les bras, et névropathes de tous poils qui se pendent au signal d’alarme à la vue de la moindre seringue, l’hystérie collective est à son comble. Jour après jour, et depuis six mois, partisans du « pour » et artisans du « contre » s’écharpent à la Une. Même le panier de nos basketteurs tricolores contre l’Irlande n’y a rien changé…
Scully et Fox Mulder ne le renieraient pas ; la vérité est forcément ailleurs…
Il aura été dit souvent – sur ce site comme sur bien d’autres – combien la profession de masseur-kinésithérapeute est au bord de la crise de nerf et de l’anorexie identitaire, après trente années de dépérissement progressif.
Combien nous ne devons qu’au « travailler toujours plus » et au « baisser notre froc » l’illusion d’optique d’un chiffre d’affaire encore en relative bonne-santé.
Pour ce faire, nous avons troqué notre qualité de vie et nos heures de liberté contre toujours plus de présence à la chaîne du Taylorisme.
Nous avons multiplié notre temps de travail de presque cent pour cent depuis les années 1980 (nous parlons, bien-entendu, de ceux d’entre-nous qui respectons encore « l’esprit » – pour autant qu’elle en ait un – de la NGAP) pour un pouvoir d’achat finalement idoine. Ou bien, de manière plus pragmatique, nous avons « compacté » le chaland jusqu’à l’ersatz de soin, ou pratiqué le D.E. massif et l’électrothérapie pour tous et non-hiérarchisé.
CMU s’abstenir…
Si, comme moi, vous en avez ras-le-bol que votre boite-aux lettres de cabinet soit inondée de pub et que les si passionnants courriers de l’Ordre soient égarés parmi les prospectus de tous poils, voici un petit sigle très intéressant à scotcher sur sa façade. Cela améliorera considérablement la situation.
Rien de plus simple, cliquez sur le lien ci-dessous et imprimez directement. L’affichette sortira à taille réglementaire.
Trente pilons aujourd’hui, à croire que c’était jour de soldes aux Galeries Lafayette, rayon sous-vêtements féminins.
J’ai commencé comme il se doit par me faire cueillir à froid, la clé de la turne encore entre les pognes, les yeux emplis de poussières vespérales, et me prendre une rincée des familles pour cinq minutes de retard. Faut dire que Madame venait de faire euthanasier son Berger allemand suite à un collectif pétitionnaire de voisins anti-aboyeurs. Fallait donc qu’elle passe ses nerfs sur le premier lardu venu et, forcément, dans le style dossard gagnant, le premier lardu venu, c’était moi…
- Vous n’auriez pas pu le laisser dans votre pavillon en journée plutôt que de le piquer, vot’ chien ?
- Non, il n’aurait jamais supporté !
- Pour sûr, là il supporte mieux…
Puis la cohue. Le môle. La sonnette qui joue la Cinquième de Beethov. A croire qu’il est inutile de fixer des horaires, soigneux et étudiés, puisque au final, ils n’en font tous qu’à leur tête…
Entre les ¾ d’heures d’avance du pépère à la retraite qui tourne en rond dans son bocal et la ½ heure de retard de la mère de famille survoltée, excitée, près à rompre et à te péter dans les doigts à tout instant comme une corde de violon suraigu, c’est à toi de jouer Bozzo le clown, le débonnaire blagueur, et la lance à incendie…
Depuis trente ans déjà le « real-syndicalisme » a pris le pas sur le réalisme syndical.
50% de baisse notre niveau de vie en trois décennies, nous connaissons au quotidien – surtout les vétérans – les conséquences de cette inconséquence sur notre im-pouvoir d’achat.
Nous avons travaillé toujours plus, tiré sur les bouts de ficelle, compacté nos clientèles, pratiqué le D.E. massif, ou sacrifié aux muses lucratives et assez dévalorisantes de l’esthétique pour faite la Mère Michelle. Mais rien n’y fait. Là, plus que jamais, on est au taquet et nos officines vrillent en quenouilles…
Un kinésithérapeute libéral en 1980 (et pourquoi partir du postulat réducteur qu’il sabotait davantage le travail ?) possédait un confort financier deux fois supérieur au nôtre actuel. Ce sont des chiffres qui pleurent d’eux-mêmes…









