Archive pour octobre 2009
Nos émissaires syndicaux, messieurs Bergeau président de la FFMKR et Gallo de l’UNMSKL (SNMKR/OK), ainsi que le directeur de l’UNCAM Frédéric Van Roekeghem, se sont réunis ce 17 septembre 2009 pour accorder leurs violons (ceux des sanglots longs de l’automne qui bercent mon cœur d’une langueur monotone ?) de manière décisive et irrévocable sur les grandes orientations futures, l’avenir de la profession et de ses 50 000 kinésithérapeutes libéraux.
Voici le document officiel dûment paraphé.
Libre-installation
Le marché de dupes
Le chantier pharaonique des « référentiels » étant encore dans tous ses « Etats », l’œil glauque, la fondation branlant aux quatre-vents et le Grand Ordinateur pointant aux abonnés absents, que déjà se dessinent les prémices d’un nouvel ouvrage tonitruant et non moins périlleux pour la profession, celui de la libre-installation du kinésithérapeute sur le territoire français.
A croire que notre « copain de trente ans », l’UNCAM (Union Nationale des Caisses Maladie) et son directeur au nom décidément imprononçable et fleurant-bon l’oreille coupée, ont décidé d’avoir la peau de la kinésithérapie au « finish » et sans lui laisser le loisir d’une respiration.
Il n’est évidemment plus question de « tact et mesure » ni de se laisser le temps d’étudier les retombées (probablement thermonucléaire) d’une politique uncamiènne à la va-comme-je-te pousse sur le système de soins paramédical. On enchaîne au pas de charge, sabre au clair, puisque le bon Roy Nicolaï assure l’intendance et le blanc-seing.
Curieusement, notre habituel « guette au trou » d’Ordre, concierge attitrée des faits et gestes syndicaux (aurait-il retrouvé ses pénates ou lui a-t-on enfin fait lire son Code de Déontologie ?) semble être la grande carpe aphone d’une négociation qui, comme toujours, ne sera qu’une dictée césarienne pour bons-élèves pétrifiés et en Ordre disséminé…
Origines douteuses
- L’Ordre est-il inéluctable ?
Oui. Du simple fait, irréversible, de son existence.
Il n’est plus temps de phosphorer sur son utilité ou non. De pinailler, d’ergoter, de philosopher sur le sujet. C’est une perte d’énergie et un combat d’arrière-garde. L’Ordre est incontournable, car il est là.
Même si cela peut s’avérer fédérateur d’entretenir l’utopie sur la dissolution hypothétique de l’Ordre c’est, d’une certaine manière, dommageable et berner le chaland. L’Ordre est pratiquement cristallisé dans sa forme définitive et, sauf à l’occasion d’un scandale financier ou d’individus (ce qui n’est pas souhaitable), personne n’y pourra rien changer. Seuls quelques aménagement lui sont encore possibles.
Part ailleurs, est-il vraiment séduisant le voir disparaître d’avantage que de travailler à l’améliorer ?
L’Ordre des kinésithérapeutes, comme vierges à confiteor, a été soupiré et porté aux pinacles des verroteries dévotes et des images pieuses par les seuls syndicats signataires. Une fois de plus, une fois encore, « entre soi » de bon-aloi, de pouvoir et de bon-entendement, une poignée d’hommes ont fait notre bonheur malgré nous.
Béotiens, s’abstenir…
Faire le bonheur des autres malgré eux…
Combien de dérives autocratiques, de génocides sanglants, de dénis des libertés individuelles, se sont drapés d’une telle humaniste et funeste pensée ?…
Sommes-nous donc seuls à abhorrer ce genre de postulat, sous-entendu celui des masses informes et décérébrées usinant dans les méandres glauques de la sub-conscience ? « L’autre » étant, nécessairement, un abêtie sans voix au chapitre…




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