Archive pour septembre 2009
Le concept de base n’était pas idiot, voir intéressant : contrôler, donc harmoniser, la compétence du kinésithérapeute tout au long de sa carrière pour une meilleure reconnaissance de ses aptitudes, donc de son statut social, donc de ses honoraires.
Pour ce faire, l’EPP (Evaluation des Pratiques Professionnelles), très en lien d’affaires avec la HAS, voir dînant aux même gamelles, instaurait un collège de Têtes Bien-pleines pour scanner la corporation sur le mode du volontariat. Pour faire bonne mesure et table-rase du passé (allez, on oublie tout et on recommence !) on envisagea même un temps de changer d’appellation contrôlée, le « kinésithérapeute » devenant le « physiothérapeute », dénomination ô combien plus high-tech et anglophile dans le texte.
C’était la Grande Rédemption par la technologie.
Référentiels : Késarko ?
C’est un nombre maximum de séances par pathologie et par patient décrété par l’administration (en lieu et place du médecin-traitant, devenu entre temps décérébré) au-delà duquel il sera illusoire d’espérer prolonger un traitement.
C’est avant tout une vision « comptable » de la santé (une de plus, direz-vous) dont l’objet est d’engranger un bénéfice (plus exactement de limiter les dépenses) sur le dos du malade et sur la qualité de ses soins.
Mais c’est aussi la reconnaissance implicite de notre utilité publique. Car, pourquoi devoir contraindre par la force et limiter autoritairement le développement de qui ne rencontre pas le succès ?
« L’élaboration » des référentiels est aux mains d’un chef d’orchestre on ne peut plus objectif et désintéressé en la matière puisqu’il n’est autre que notre employeur-payeur : l’UNCAM (Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie). Leur « validation » ne saurait également trouver meilleur parti puisque placée sous la houlette de la HAS (Haute Autorité de la Santé) dont l’indépendance face aux oukases d’Etat n’est plus à démontrer (si si, c’est inscrit dans ses statuts…).





